Les lettres chargées 1854-1876

Le tarif de juillet 1854 ne donne plus la possibilité aux usagers de la Poste de recommander une lettre. Seul le chargement est proposé. Le chargement d'une lettre permettait à son expéditeur d'avoir une preuve de dépôt ainsi que l'assurance d'un traitement particulier de la part de la poste jusqu'à la remise du courrier au destinataire. La poste accordait une indemnité en cas de perte.

Les lettres chargées devaient être affranchies et hermétiquement close d'au moins 2 cachets de cire.

Le prix du chargement se composait :

  • du port de la lettre en fonction de son poids ;

  • du droit fixe de chargement (20 c pour le tarif du 01/07/1854).

Extrait de l'annuaire des postes de 1857.

Lettre chargée de BAILLEUL pour ST OMER affranchie à 60 c pour un poids de 15,4 g soit le 2ᵉ échelon de poids.

L'affranchissement se décompose comme suit :

40 c de port pour le 2ᵉ échelon ;

20 c de droit fixe de chargement.

(tarif du 6 juillet 1859)

Les règlements n'imposaient pas un nombre particulier de cachets de cire. Il en fallait au moins 2.

La circulaire n° 129 de juin 1859 ne précise pas la couleur de l'encre à utiliser pour le descriptif de chargement. Par contre, depuis la circulaire n° 36 du 18 octobre 1836, la griffe CHARGE doit être appliquée en rouge et non en noir.

Lettre chargée de CAMBRAI pour PARIS affranchie à 40 c pour un poids de 6.2g.

L'affranchissement se décompose comme suit :

20 c pour le port au premier échelon de poids ;

20 c de droit fixe de chargement.

Le numéro en haut à gauche est d'inscription sur le registre n° 18 des chargements.

Article 318 de l'Instruction Générale de 1856.

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